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03 Aoû 2015 - 07:04:25

33e Dimanche du temps ordinaire

Lecture du livre de Daniel 12, 1-3

Moi, Daniel, j'ai entendu cette parole de la part du Seigneur : « En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui veille sur ton peuple. Car ce sera un temps de détresse comme il n'y en a jamais eu depuis que les nations existent. Mais en ce temps-là viendra le salut de ton peuple, de tous ceux dont le nom se trouvera dans le livre de Dieu. Beaucoup de gens qui dormaient dans la poussière de la terre s'éveilleront : les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et la déchéance éternelles. Les sages brilleront comme la splendeur du firmament, et ceux qui sont des maîtres de justice pour la multitude resplendiront comme les étoiles dans les siècles des siècles. »


« Moi Daniel » Le livre de Daniel a pour auteur un inconnu qui a sans doute utilisé des Écrits ou Hagiographes et qui les a remaniés selon le message qu'il avait à donner. La vision de la deuxième partie fait partie des ajouts. Ce livre est composé d'éléments de nature, d’origine et de date différentes. La première partie se situe est dans le milieu politique de la cour de Babylone et de Perse alors que la deuxième est plus dans la période d'Antiochus Epiphanne, persécuteur du peuple d’Israël, avant la victoire des Macchabées.

Donc, au temps d'Anbtiochus, au temps où le peuple est dans la détresse , une détresse que personne n'a connue comme telle, Michel, l'ange protecteur du peuple juif, le chef des anges surgit. Cet ange, qui se tient auprès des fils du peuple, l'ange défenseur, vient apporter le salut à son peuple, à tous ceux dont le nom d'inscrit comme membre du royaume messianique. « Ceux qui resterons dans Sion et ceux qui seront laissés dans Jérusalem seront appelés saints tous ceux qui sont inscrits pour la vie à Jérusalem (Isaïe 4,3)

Ceux qui dorment dans la poussière de la terre s’éveillent. C'est la même vision que dans Matthieu (27,52) après la mort de Jésus alors que le rideau du sanctuaire se fend «  et les tombeaux s'ouvrirent et les corps de nombreux saints qui dormaient se relevèrent »  Ou comme les paroles de Jésus dans Jean (11,11) «  Lazarre notre ami repose mais je vais aller le réveiller »

Le prophète se réfère ici, à une parole du deuxième livre des Macchabées (7,9) «  Toi scélérat tu nous exclus de la vie présente mais le Roi du monde nous ressuscitera pour nous rendre une vie éternelle nous qui mourrons pour ses lois » Cette vie éternelle sera bonne pour ceux qui ont suivi la Loi., oui les sages brilleront comme la splendeur du firmament, et elle sera mauvaise pour ceux qui ont été sujet d'opprobre, oui ils seront livrés aux vers et au feu .

Daniel ne parle que des gens qui suivent la loi . Il n'y a de possibilité d'être sauvé que si on est dans le peuple Juif . Quelques prophètes parlent rapidement de l'universalité du salut mais il faut attendre Jésus pour soit affirmé «  Tout le monde à droit au salut Il n'y a plus ni juif ni grec ni homme ni femme, ni homme libre, ni esclave Tous nous sommes appelés à jouir de la vie éternelle bonne si nous sommes bons, mauvaise si nous sommes mauvais.





Psaume 15(16) 

Seigneur, mon partage et ma coupe: 
de toi dépend mon sort. 
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche; 
il est à ma droite: je suis inébranlable. 

Mon coeur exulte, mon âme est en fête, 
ma chair elle-même repose en confiance: 
tu ne peux m'abandonner à la mort 
ni laisser ton ami voir la corruption. 

Mon Dieu, j'ai fait de toi mon refuge. 
Tu m'apprends le chemin de la vie: 
devant ta face, débordement de joie! 
A ta droite, éternité des délices! 



Le bonheur de vivre avec Yahvé, et pour lui, l'emporte sur tous les biens d'ici bas et ce bonheur est indescriptible.

C'est toi Seigneur qui me donne ma portion de grâce et la contenance de ma coupe à boire. Mon sort dépend de toi et je connais ta bonté. Ne me laisse pas m'éloigner de toi. Laisse moi devant ta face, te regardant sans relâche. Je sais que tu es mon rocher, mon soutien, que tu te teins à ma droite car tu es mon avocat . Tu me guides et me protèges. Seigneur, fais comme tu l'as promis, que ma portion et ma coupe soient pleines de toi, pleines à te posséder pour l'éternité.

Mon cœur se réjouit et mon âme est en fête. Mon cœur essaie de devenir pur dans un corps maîtrisé. Toi, Seigneur, tu as fait tout en moi pour que mon corps et mon âme soient dans la paix et dans la joie, comment pourrais tu m'abandonner à la mort ? Dieu, par la résurrection du Christ, tu as effacé la mort. Dieu, par son ascension, tu ne l'as pas laisser voir la corruption. Dieu, ne laisse pas mon âme voir la corruption. Sauve là.

« Homme sensé suit un sentier de vie qui mène en haut afin de s'écarter du schéol d'en bas «  (Proverbes 15,24) ,

Donne moi Seigneur une longue vie heureuse, sous ton regard et ta prospection. Fais que je m'efforce chaque jours de me garder dans ton amitié. Fais que mon chemin de vie soit celui que tu as choisi pour moi car si je ne sais pas très bien ce qui est bon pour moi, mais toi tu le sais et tu ne veux que mon bonheur.

 

 




De la lettre de saint Paul Apôtre aux Hébreux 10, 11-14 .18

Dans l'ancienne alliance, les prêtres étaient debout dans le Temple pour célébrer une liturgie quotidienne, et pour offrir à plusieurs reprises les mêmes sacrifices, qui n'ont jamais pu enlever les péchés. Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu. Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds. Par son sacrifice unique, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté. Quand le pardon est accordé, on n'offre plus le sacrifice pour les péchés.


Paul, dans ce chapitre, nous parle de Jésus, vrai prêtre, dispensateur des vrais biens. Du verset 1 à 9, il nous montre l'inefficacité de la loi ancienne. La loi ancienne n'est qu'un catalogue de prescriptions et des prohibitions extérieures, c'est à dire qui ne regardent pas la conscience. Les sanctions sont d'ordre purement matériel et temporel. « La Loi mosaïque est impuissante, par les sacrifices offerts chaque années, à rendre parfaits et vertueux ceux qui, par elle, tentent d'aboutir à Dieu »

Puis Jésus est venu nous dire «  puisque c'est ta volonté qui fait en toi la vertu morale et qui fait aussi le péché de conscience, c'est cette volonté là qu'il faut offrir en sacrifice. Ce sont ces sacrifices qui obtiendront de Dieu, force et pardon, et feront arriver à lui » .

Les prêtres de l'ancien testament sont, chaque jours, debout à leur poste, répétant les mêmes offrandes inopérantes. Jésus s'est sacrifié une fois et le sang qu'il a offert est le sien. Son sacrifice a été agrée par Dieu qui lui a redonner sa place à sa droite pour qu'il siège comme notre avocat permanent. Par son unique sacrifice, souverainement efficace, il assure à nous tous, le chemin de la sainteté.

Jésus a sanctifié l'homme de façon définitive. Il a détruit la mort une fois pour toute et il n'y reviendra pas. La suprême efficacité du sacrifice du Christ condamne à jamais toutes les tentatives de sacrifices expiatoires du type matériel et temporel. C'est une affaire de conscience.




Alléluia

Restez éveilles et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes de paraître debout devant le Fils de l'homme

Alléluia




Marc 13, 24-32

En ce temps-là, Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Mais ces jours-là, après cette affliction, le soleil s'obscurcira la lune ne donnera pas sa clarté, et les astres se mettront à tomber du ciel et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées. Et alors on verra le Fils de l'homme venir dans les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire. Et alors il enverra ses anges et il rassemblera ses élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre à l'extrémité du ciel. Du figuier, apprenez cette comparaison. Dès que sa branche devient tendre et que poussent ses feuilles, vous comprenez que l'été est proche. Ainsi de vous : lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu’il est aux portes. En vérité, je vous dis que cette génération[ ne passera pas avant que tout cela ne soit arrivé. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce Jour et à cette Heure-là, personne ne les sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais seulement le Père ».



Au début du chapitre 13 de Marc on peut lire : « Et comme il sortait du temple un des disciples lui dit «  maître vois : quelles pierres et quels bâtiments Et Jésus lui dit «  Tu regardes ces grands bâtiments ? Il ne sera pas laissé ici pierres qui ne doivent être détruites ».... «  dis nous quand cela aura lieu et quel sera le signe lorsque tout cela va finir ? » Ensuite Jésus donne les signes précurseurs de la ruine de Jérusalem * (13,5-13) , le signe de son imminence et son caractère terrifiant (13,14-18), la grande affliction(13 19,23) et termine son discours sur les catastrophes cosmiques.

« Après la détresse, après l' affection le soleil s'obscurcira, la lune perdra son éclat les astres tomberont et les forces qui sont dans le ciel chancellerons » Ces images sont empruntées aux prophètes. C'est une théophanie, une manifestation grandiose de la puissance divine. On trouve cela dans l'Ancien Testament comme dans Isaïe (13) dans Ézéchiel (32,7-8) ou Amos (7,9-10) et bien d'autres mais qu'elle est cette vison. ?

Si c'est à la fin du monde : c'est le dérèglement des saisons puis le dérèglement de la terre et il n'y a plus de jour et il n'y a plus de nuit et la race des vivants meurt.

Si c'est la chute du temple : le lieu de la lumière qui éclaire jour et nuit et qui dirige les consciences s’écroule et laisse perdu et égaré ses enfants les laissant replonger dans l’idolâtrie

Si c'est dans notre avenir : c'est la chute du soleil ( levant), des croissants (musulman) des étoiles (de David ) de tous les systèmes humains (politiques économiques et sociaux) .

Mais Jésus ne peut laisser l'homme dans ces ténèbres ce temps sera bref. « Alors on verra le Fils de l'homme* s'avancer sur les nuées du ciel dans le déploiement de sa puissance et de sa gloire » La nuée est le siège de Dieu : La nuée et l'obscurité sont autour du lit (Ps 46) il a fait de la nuée son char de triomphe( Ps17) la poussière de ses pieds ( Nahum 13) et son arc ( sagesse V21) Dans l'AT la nuée accompagne la manifestation divine On la retrouve dans la transfiguration et dans l’ascension Dans l'AT c'est Dieu lui même qui rassemble les élus ( De 30,3-5et Za 11 ) et qui commande aux anges (Ps 28, Daniel 7,10) « Puis il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre points de l'horizon et des extrémités de la terre aux extrémités du ciel. »

Reprenons les situations :

La fin du monde : ce sont les âmes des justes qui sont rassemblés 

Jérusalem : ce sont les juifs perdus sur la terre qui sont accueillis dans les communautés chrétiennes,

Notre avenir : ce sont ceux qui, malgré les persécutions, malgré les tentations, auront gardé la foi à la trinité sainte.

La venue du Fils de l'homme, jugement de vie pour une nouvelle vie, suscitait déjà la joie du psalmiste ( Ps 16-5,8-11)

Jésus exhorte à la vigilance en nous parlant du figuier. «  Apprenez du figuier la leçon qu'il vous donne quand vous le voyez produire des bourgeons et des feuilles vous savez que c'est la belle saison qui arrive. De même, quand vous verrez arriver ces choses, dites vous que c'est là, à la porte » Mais ces événements ne sont qu'un signe non un but en soi. Dans l'AT la floraison des arbres ou la fructification sont souvent un signe d’espérance ( Jl 2-22)

Jésus dit : «  Je vous le dis en vérité cette génération ne passera pas avant que tout cela est lieu. Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas. » La mort et la résurrection de Jésus vont transformer le monde. Il aura une nouvelle vision des choses. Il ne pensera plus comme avant. Le vieux monde, la vieille terre, disparaîtra et la bonne nouvelle fleurira sur le monde.

Jésus semble se rappeler la question des apôtres Pierre Jean Jacques et André «  Quand arriverons ces choses ? «  Jésus répond «  Quand au jour et à l'heure où tout cela arrivera personne ne les connaît, ni les anges, ni le Fils de l'homme, le Père seul les connaît »  C'est une question qui intéresse la seule souveraineté du gouvernement divin. C'est une conviction de l'AT que ce jour n'est connu que de Dieu ( Zac 14,7) Ils peuvent arriver aujourd'hui ou demain ou dans un futur lointain il faut se tenir prêt


 Le Fils de l'homme (ben-adam ou ben-enosh en hébreux, barnasha en araméen) signifie d'abord « membre de la race humaine », avec une nuance de faiblesse : « Dieu n'est pas homme pour qu'il mente, ni fils d'homme pour qu'il se rétracte » (Nombres, XXIII 19) ; « le fils d'homme, ce vermisseau » (Job, XXV 6). En Babylonie (mar awili) il désigne un homme libre de condition supérieure, c'est sans doute dans ce sens qu'on l'emploie à propos du prophète Ezéchiel. L'expression qui est employé 82 fois dans les évangiles (dont 12 fois par saint Jean), est propre à Jésus et on ne la rencontre chez ses interlocuteurs qu'une fois, pour en demander le sens : « Qui est-il ce Fils de l'homme ? » (évangile selon saint Jean, XII 34). Cette expression trouve son origine dans le livre de Daniel (VII 13-14) où le personnage qui porte ce titre reçoit de l’Ancien des jours une investiture royale sur toutes les nations de la terre : il est placé à la tête du royaume de Dieu annoncé par les prophètes. Dans le Nouveau Testament, on l’entend de saint Etienne (Actes, VII 56), une fois dans l'épître aux Hébreux (II 6) et deux fois dans l'Apocalypse (I 13 et XIV 14).



Jérusalem et la bible de J Gervais 1905

Le simple nom << Jérusalem >> éveille dans l’âme comme l'évocation d’une patrie lointaine. A ce mot, ceux qui n’ont pas vu de leurs yeux la sainte cite, aidés de leurs lectures et de leur imagination, se la représentent en une ville de rêve. Ceux qui déjà l’ont contemplée revoient sa silhouette de pierre, ses minarets dressés comme des hampes sur la ligne brisée des vieux créneaux, le niveau de ses terrasses blanches, boursouflé en une infinité de petits dômes gris assez semblables à ces ouélis ou tombes sacrées, perdues dans les solitudes d’Arabie.

Ville sacrée et ville morte, dressée elle aussi au sein du désert, c'est bien l’aspect qu’offrait depuis des siècles la vieille cite qui, aujourd’hui, garde jalousement enserrés dans ses murs la poésie de ses ruelles et le parfum de son histoire contre l’envahissement des toits européens. On sait combien le vieux reliquaire, riche des seuls souvenirs, excite pourtant la convoitise des influences rivales pour cela seul que ses ruines portent encore le nom de Jérusalem<< la Sainte >> (El-Koods).

Cite de Dieu. ·

Si l’ombre même de Jérusalem, perçue dans la morne lumière du Croissant, reste à ce point grandiose et séduisante quelle magique attirance devrait émaner d’elle au temps ou elle était non seulement le cœur d’un peuple, l’âme d'une nation, mais encore le trône même où Dieu avait fixe sa résidence sur la terre. Pour le Juif, son nom résumait tout : Dieu, la patrie, tous ses intérêts, toutes ses espérances. Aussi de quels accents chantait-il grandeur:

Le Seigneur l'a fondée sur la sainte montagne: Il aime les portes de Sion. Plus que tous les pavillons de Jacob. Que de choses ont été dites à ta gloire. Cité de Dieu! Chantres et musiciens s’écrient En toi. notre unique inspiration (Ps, Lxxxvn.)

Ce peuple, resté inculte dans tous les autres arts, sait admirablement manier la lyre pour chanter la capitale de son Dieu A la seule pensée de s’y rendre, il s’exalte et aspire avidement à la contempler:

Je me suis réjoui quand on m'a dit: Nous irons : à la Maison du Seigneur. (Ps. cxxI)

Le grand acte pour lui est d’accomplir la visite sacrée; ses poètes expriment l’enthousiasme suscité par ces incessants pèlerinages, les << montées » vers la Ville Sainte:

Mon âme s’épuise à soupirer . Après les parvis de 1`Éternel: Mon cœur et ma chair tressaillent. Ceux qui placent en Dieu leur appui Ne pensent qu'aux saintes montées . Dans la plaine de la Beka Ils trouvent partout des sources: Leur force augmente pendant la marche

Jusqu’à ce qu’ils arrivent devant Dieu , A Sion ..... où ils s’écrient: Mieux vaut un jour clans tes parvis Que mille jours loin de toi; J'aime mieux me tenir au seuil de ta maison Que dans la demeure du méchant (Rv. Lxxxiv.)

L’image de Sion remplit l’âme de l’Israélite; elle est pour lui symbole de stabilité et de grandeur: ·

Ceux qui se confient en Jéhovah Sont comme la montagne de Sion . Elle ne chancelle point, Elle est assise sur sa base pour toujours. (Ps. CXXI)

Il identifie son propre bonheur avec la fortune de Jérusalem :

Homme qui crains le Seigneur, Dieu te bénira de Sion: Tu verras le bonheur de Jérusalem Tous les jours de ta vie. (Ps. cxxvIII.)

C'est là que Dieu a établi la bénédiction. La vie pour toujours. (Ps. cxxxIII.

Aussi comme on comprend le cri du vieux Tobie dans cette apostrophe à Jérusalem:

Bénis soient ceux qui t’édifient. ` Heureux ceux qui t'aiment. . Heureux serai-je s`il reste des rejetons de menace Pour voir la splendeur de Jérusalem. (Tob. xIII.)

Chacun est fier de proclamer sa gloire:

Regardez Sion, la cite de nos fêtes, Que vos yeux voient Jérusalem; Séjour heureux, Tente qui ne sera point transportée. Dont les pieux ne seront point arrachés Et dont aucun cordage ne sera coupé . C’est la que Jéhovah dans sa majesté Réside vraiment pour nous. (Is. xxIII.)

Et l’heureuse cite est invitée elle-même a chanter sa reconnaissance

Jérusalem, célèbre le Seigneur, Sion. loue ton Dieu, Car il affermit les verrous de tes portes, Il assure la paix à tes frontières, Il te rassasie de la fleur de froment. (Ps. CXLVII.)

Un chantre de Juda proclame que Dieu l’a. choisie parmi tout autre lieu pour y fixer sa résidence et y répandre ses faveurs:

ll dédaigna la demeure de Silo , La tente ou il habitait parmi les hommes. Il répudia la tribu d’Ephraïm, Il choisit la tente de Juda, La montagne de Sion qu’il aimait Il y a bâti son sanctuaire Élevé comme les hauteurs du ciel. Solide comme la terre immuable. (Ps. LxxIII.)

Car c’est de Sion que sortira la loi, Et la parole de Dieu, de Jérusalem. (Is, II)

Dieu en effet aime sa ville et ne peut l’oublier même après les détresses les plus méritées: Sion dit: Dieu m'a abandonnée. Le Seigneur m’a oubliée ! Quand la mère oubliera son enfant, Moi je ne n’oublierai point: ` 'Je t'ai gravée sur la paume de mes mains. Tes murs sont toujours devant mes yeux. Des fils nombreux seront ta parure, Tu t'en ceindras comme d'une ceinture de fiancée. Tes adversaires, je les combattrai, . Tes fils, je les sauverai, Et tout le monde saura Que moi, Jéhovah, je suis ton sauveur. Is. XLIX.)

Pour ces nouveaux accroissement Élargis l’espace de ta tente; Qu'on déploie les tentures, Ne ménage pas la place. Allonge les cordages, affermis les pieux, Car ta postérité comptera des nations Et peuplera des villes désertes. Ton époux, c'est ton créateur, . Jéhovah Sabaoth est son nom. Comme j’ai juré pour les eaux de Noé Qu’elles ne se répandraient-plus sur la terre, Ainsi j'ai juré de ne plus m'irriter` contre toi.

Quand les montagnes s'ébranleraient · Et que les collines chancelleraient . Mon amour ne se retirera point de toi Et mon alliance ne sera point ébranlée. ‘ Je garnirai tes pierres d’antimoine, Je le fonderai sur des saphirs, Je ferai tes créneaux de rubis. Tes portes d'escarboucles Et ton enceinte de pierres précieuses. (Is. LIV.) ·

La ruine.

Aussi quel deuil au jour de la catastrophe, quand Jérusalem abattue, dévastée, est foulée aux pieds des conquérants de

Babylone. '

Aux odes triomphantes succèdent alors de déchirantes élégies:

Comment est-elle assise solitaire La cité populeuse? · Elle est devenue comme une veuve Celle qui était grande parmi les nations. La reine des nations est devenue tributaire. Les chemins de Sion sont dans le deuil Parce que nul ne vient plus à ses fêtes. Les anciens de la ville ` Sont assis par terre en silence: Ils ont jeté de la poussière sur leur tête, Ils sont vêtus de sacs, Les vierges de Jérusalem inclinent la êtte vers la terre

A qui te comparer pour te consoler, Vierge, Elle de Sion? ` Ta plaie est grande comme la mer, Qui pourra te guérir? (Lament. 1, II) La vie est impossible loin de Jérusalem, toute joie finie; seul son souvenir réconforte;

Au bord des fleuves de Babylone, Tristement assis nous pleurions En nous souvenant de Jérusalem. Aux saules de la vallée Nous avions suspendu nos harpes. Et l’oppresseur nous disait : Chantez nous les cantiques de Sion. Comment chanter les cantiques du Seigneur Sur une terre étrangère? Si jamais je t`oub1ie, Jérusalem, Que ma droite s’arrête Que ma langue s’arrache à mon palais Si je cesse de penser à toi,

Si je ne mets Jérusalem Au premier rang de mes joies. (Is. cxxxvI)

Restauration

Mais les désastres, l’exil n’ont point déracine l’espérance. Bientôt les chantres inspires proclament la délivrance:

Sur les murs, Jérusalem, j’ai place des sentinelles Qui ne se tairont ni jour ni nuit. Oh! vous qui faites souvenir Jéhovah, Ne lui laissez point de repos ` Jusqu’à ce qu`il rétablisse Jérusalem Et qu'il fasse d’elle la louange de la terre. (Is. LxII.)

Plus que jamais ils chantent la restauration d’une Jérusalem plus merveilleuse:

Réveille-loi. réveille-toi, . Réveille ta force, Sion: Revêts les habits de fête, Jérusalem, ville sainte.— Assieds-loi, Jérusalem, Détache les chaînes de ton cou, Captive fille de Sion. Qu'ils sont beaux sur la montagne, Les pieds de ceux qui annoncent l`heureuse nouvelle, De celui qui dit à Sion : Ton Dieu règne, Il a racheté Jérusalem. (Is. LII.)

Ils la voient rayonnant au centre d’un monde qui, ébloui, est prêt a se soumettre à elle :

.Quitte, Jérusalem. La robe de ton deuil et de ton affliction E t revêts les ornements de la gloire. Enveloppe loi du manteau de justice, Mets sur ta tête une mitre éclatante, . Car Dieu montrera ta splendeur A tout pays qui est sous le ciel. (Baruch, v.)

Lève-toi, Jérusalem, et resplendis; Les nations marchent vers ta lumière, Et les rois vers la clarté de ton lever. (Ls. Lx.)

De toutes parts, les fils de Sion accourent; les etrangers rebâtissent la ville; les richesses y affluent sans répit:

Ils volent vers toi comme des nuées, Comme des colombes vers leur colombier. Les vaisseaux de Tarsis arrivent les premiers Pour ramener tes fils de loin, Avec leur argent et leur or. Les fils de l'étranger relèvent tes murailles, Les rois sont tes serviteurs. Tu étais délaissée. haïe. solitaire: Je ferai de Toi l`orgueil des siècles; Tu suceras le lait des nations. (Iv. Lx.)

On ne te nommera plus << délaissée », Ni ta Terre << désolation »; Mais on t’appellera « mon plaisir », Et ta terre << l`épousée >>, Car ta terre aura un époux. (Zn LxII.)

Réjouissez vous avec Jérusalem · Et soyez dans l’allégresse, Vous qui l`aimez. Je ferai couler sur elle La paix comme un fleuve. Et la gloire des nations Comme un torrent qui déborde. (Is. LXVI.)

La vraie Jérusalem.

Hélas! ces splendeurs sans fin, réservées dans l’esprit des prophètes aux temps messianiques, n’ont point été accordées à la Ville Sainte. Si les Macchabées et les Hérode, les Byzantins et les Croises lui ont donné, pour un temps, un éclat merveilleux, nous sommes cependant plus habitués à la contempler sous son voile de deuil et dans une ombre de mort. Pour la première fois depuis les Croisades, Sion, de nos jours. semble se ranimer. Le mouvement incessant des chrétiens et des Juifs vers la Judée y provoque l’essor d`une vie nouvelle.

Est-ce une ère de gloire qui se lève?

Quoiqu’il en soit, la Jerusalem messianique n’est point faite de remparts imprenables ou de brillants monuments. Il y a beau temps que << l’heure est venue on l’on n’adore le Père ni au Garizim, ni à Jérusalem. » La Jérusalem nouvelle, c’est, au dire de saint Paul (Gal IV 25)), cette cite libre composée de la multitude des chrétiens, héritiers directs du peuple de Dieu. C’est l’Eglise. Mieux encore, c’est la cite décrite par saint Jean alors que la capitale de la Judée avait déjà succombe sous les coups de Titus.

Je vis descendre du ciel une Jérusalem nouvelle, vêtue comme une fiancée pour son épouse .... Viens, me dit l’ange, je te montrerai la nouvelle mariée, l’épouse de l’Agneau. Et il me montra la Ville Sainte, toute brillante de la gloire de Dieu.

La description continue, étincelante de lumières, de reflets d’or et de pierres précieuses, pour conclure en ces mots :

ll n’y entre rien de souillé, mais ceux-là seuls qui sont inscrits dans le Livre de vie (apoc XXI).

Cette Jérusalem apocalyptique n`est autre chose que la c dernière étape de l’Eglise, la société triomphante des élus. On peut juger, par ces quelques extraits, du rôle extraordinaire joué par la cite sainte depuis le jour où, il y a trois mille ans, David, récemment sacré à Hébron, arrivait sous les murs de Jébus à la tête de ses Gibborim .De leur nid d’aigle, les Jébuséens lui crièrent :

Tu n’entreras pas ici: les aveugles et les culs de jatte suffiront à te repousser.

David se tourna vers les siens et leur dit:

Le premier qui montera sera fait chef et prince.

Joab, fils de Sarvia., monta le premier; la citadelle fut prise et David s’y établit (chron XI).

Ce jour-le avait commencé la destinée de Jérusalem.




Prière sur les offrandes

Permets, Seigneur notre Dieu, que l'offrande placée sous ton regard nous obtienne la grâce de vivre pour toi et nous donne éternité bienheureuse.


Préface

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grasse, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ, notre Seigneur. Dans sa pitié pour notre misère, il a voulu naître d’une femme,la Vierge Marie. Par sa passion et sa croix, il nous a délivrés de la mort éternelle ; par sa résurrection d’entre les morts, il nous a donné la vie qui n’aura pas de fin. C’est pourquoi, avec les anges et. les archanges, avec les puissances d’en haut et tous les esprits bienheureux, nous chantons l’hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons : Saint! Saint!


Prière après la communion

Nous venons de communier , Seigneur, au don sacré du corps et du sang de ton Fils et nous te prions humblement ; que cette eucharistie, offerte en mémoire de lui, comme il nous a dit de le faire, augmente en nous la charité.





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